DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE
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ABRIAL (André-Joseph), (Annonay, 1750 – Paris 1828). Avocat de formation (1771), ministre de la justice (25.12.1799-13.9.1802), sénateur le 14.9.1802, grand officier de la Légion d’honneur le 13.6.1804, comte de l’Empire le 28.4.1808, pair de France (par Louis XVIII) le 4.6.1814. (C. F.)

ALBIGNY (Paul d’), (Lyon, 1831-Paris ? 1912). Après des études au collège royal de Lyon, d’Albigny entama une carrière de journaliste, à Saint-Étienne, jusqu’en 1862, puis, en Ardèche. Rédacteur du Journal d’Annonay (1865-1873) puis du Journal de l’Ardèche (1873-1875), devenu par fusion Le Patriote de l’Ardèche, il rachète en 1895 ce dernier et son imprimerie. Placé à la tête d’un organe conservateur, il obtient la collaboration de Mazon et participe aux combats de la IIIe République, y compris physiquement (duel au pistolet avec le rédacteur de L’Ardèche républicaine). Féru d’histoire et de tout ce qui touche le département, il crée la Revue du Vivarais et publie de nombreux articles et ouvrages (Livre d’or du département, récits d’excursion dans des sites ardéchois peu connus à l’époque, Le coupe-gorge de Peyrebeille, romans…). (D. D.)

 

ANDRÉ (Maurice), (Grospierres, 1915 – Aubenas, 1984). Après des études aux séminaires diocésains, il devient professeur de maîtrise jusqu’en 1942. Après deux années de vicariat, il est curé à Fabras, à Saint-Remèze, puis jusqu’en 1967, aumônier du collège du Sacré-Cœur à Privas. Il collabore à la Revue du Vivarais de 1947 à 1981 et en devient le directeur en 1973. Il n’a pas laissé d’ouvrage achevé, mais une quantité très importante d’articles dans diverses revues et journaux. Compulseur d’archives, l’abbé André avait la réputation d’un historien précis et méticuleux. Perfectionniste et discret, il s’est parfois dissimulé derrière le pseudonyme d’André Vézian. Bib. Revue du Vivarais, 1984. (D. B.)

ASTIER-CESTION (née Juliette Cestion), (Rompon, 1903 – Montélimar, 1980). Poétesse et romancière qui obtint de nombreux prix. Dès l’âge de 12 ans elle travaille dans une usine de soie. En 1937 elle s’établit à Montélimar où, en 1966, elle fonda le grand prix de la poésie qui devint en 1994, le concours littéraire de la ville de Montélimar. (D. B.)

AVOGARI de GENTILE (Jean-Jacques Vincent),* (Nonza en Corse 1760 – Éclassan 1825). Lieutenant au 4e régiment des Chasseurs corses à Tournon. Lieutenant Général, Inspecteur général de la Gendarmerie au Royaume de Naples. Chevalier de la Légion d’honneur, Chevalier de l’Ordre de Saint-Louis, Décoration du Lys. A épousé Madeleine Jacqueline Robert de Châteauneuf, de Tournon (1789). (J. T.)

AZÉMAR (Jean–Jacques d’), (La Voulte, 1758 – id., 1816). Baron, général de brigade, membre de la Légion d’honneur. Engagé comme simple soldat en 1778 et sous-officier sous l’Ancien régime, il devient officier en 1792. Il participe aux campagnes d’Allemagne et de Hollande de 1792 à 1800 et est nommé général de brigade. Commandant du département de l’Ardèche en 1803, il sert en Italie de 1806 à 1809 et quitte le service actif en 1811. (B. C.)

AZÉMAR (de) (Léopold), (Privas, 1804 – La Voulte, 1888), fils du précédent. Baron, général de brigade, Commandeur de la Légion d’honneur, auteur militaire. Entré à Saint-Cyr en 1823, hormis sa participation à l’intervention en Grèce de 1828 –1829, il effectue toute sa carrière dans des régiments de cavalerie en métropole. Nommé général en 1863, il commande une brigade de cavalerie puis la subdivision du Vaucluse avant de quitter le service actif en 1866. Pendant la guerre de 1870, il assure le commandement de la Drôme puis de la Garde mobilisée de l’Ardèche. Vaschalde, p. 129, Revue du Vivarais, 1900, p.128. (B. C.)

BACONNIER (Jean-François-Régis), (Labastide-de-Juvinas, 1863 – Viviers, 1941). Après des études à Aubenas et au séminaire de Viviers, il exerça son ministère, à Issarlès, aux Vans, à Privas, à Soyons, Jaujac et enfin Rochemaure. C’est durant son séjour de près de douze années, à Rochemaure, qu’il analysa les actes des événements historiques, civils et religieux les plus significatifs de la commune et des environs. Devenu chanoine à la cathédrale en 1919, Il rédigea plusieurs monographies de paroisses, un index des insinuations de près de 1500 pages, l’histoire de la famille de Joviac et de nombreuses généalogies ardéchoises. (D. B.)

BALAIN (Matthieu), (St-Victor, 1828 – id., 1905). Après des études au Collège d’Annonay et au Séminaire de Viviers, entre chez les Oblats de Marie Immaculée (O. M. I.) et enseigne aux séminaires d’Ajaccio et de Fréjus. Nommé évêque de Nice en 1878, premier évêque d’origine française, puis archevêque d’Auch en 1896. (J. R.)

BALAZUC (Pons de), (XIe – siège d’Archias, près de Tripoli, Liban, 1099). Chevalier du diocèse de Viviers, l’un des principaux participants de la première Croisade, mort avant d’arriver à Jérusalem. Participe avec onze autres compagnons, à Antioche à la découverte de la Sainte Lance, le 14 juin 1098. Inspirateur (et peut-être co-auteur avec Raymond d’Aguilers, ou d’Aiguilhe) de l’Histoire des Français qui prirent Jérusalem, dédiée à l’évêque de Viviers. (C. F.)

BARRELLE (Georges), (Privas, 1900 – Villeneuve-de-Berg, 1941). Poète. Receveur de l’Enregistrement à Villeneuve-de-Berg (1926), s’y établit définitivement. Il publie : « Les heures mortes » (1930), « Le pèlerin lyrique » (1937), « Et si la nuit descend » (posthume). Frère aîné d’Henri, qui suit. Revue du Vivarais, 1943. (J. R.)

BARRELLE (Henri), (Privas, 1904 – Saint-Marcellin, 1996). Poète et écrivain, plus connu sous le pseudonyme d’Abel Clarté. « À partir de 1941 (mort de son frère aîné Georges), la Terre se recouvrit de prose. Hanter la poésie m’apparut comme une indécence ». Il publie une douzaine d’ouvrages, dont « Le vrai drame de l’école française » (1965), « La droite cocufiée 1815-1965 » (1968), « Les chênes et les roseaux » (1982) et fonde (1975) l’Association des Auteurs Auto-édités. (J. R.)

BATTANDIER (Albert), (St-Félicien, 1850 – id., 1921). Après des études au grand séminaire de Viviers, alla à Rome conquérir les doctorats de théologie et de droit canonique. Le cardinal Pitra, Bibliothécaire de la Sainte Église, se l’attacha comme secrétaire, puis comme vicaire général jusqu’en 1889. Protonotaire apostolique (1882), Officier d’académie et de l’instruction publique, membre de l’Institut héraldique de Rome. Il se livra aux travaux historiques et publia, de 1898 à 1921, l’Annuaire pontifical catholique, véritable encyclopédie religieuse et ecclésiastique. En 1908, il vint se retirer à St-Félicien. (J. R.)

BÉNEZET (saint), (c. 1165 – 1184). Selon la tradition provençale qui prend corps vers 1260, jeune pâtre vivarois qui aurait reçu la mission divine de construire un pont sur le Rhône à Avignon, il aurait réuni quelques compagnons dans la confrérie des Frères pontifes qui auraient construit le pont (dont on voit encore les vestiges) de 1177 à 1189. Le personnage est en partie légendaire et le constructeur du pont serait, peut-être, plutôt qu’un tout jeune homme, un frère pontife nommé Benoît Lenfant ou Lejeune. (C. F.)

BENOÎT D’ENTREVAUX (Auguste), (Saint-Priest, 1855 – id., 1917). Historien de l’Ardèche. Après des études à Lyon, il vit sur son domaine d’Entrevaux près de Privas, attentif à conserver le patrimoine ancestral de sa famille dont son château, où avait logé Richelieu lors du siège de Privas en 1629. Il se passionne pour des recherches sur l’histoire de l’Ardèche. Il collabore dès sa création en 1893 à la Revue du Vivarais et en devient le directeur. Il y publie pendant vingt ans un grand nombre de notices bibliographiques, de monographies et d’articles, traitant de l’histoire et du patrimoine ardéchois. (B. C.)

BENOÎT D’ENTREVAUX (Florentin), (Saint-Priest, 1861 – Lyon, 1925). Historien de l’Ardèche et héraldiste, frère du précédent. Après une période dans l’armée au cours de laquelle il participe à la campagne de Tunisie (1881), il travaille aux Archives de Lyon pendant cinq ans puis se spécialise dans l’héraldique et les recherches historiques, principalement en Ardèche où il séjourne souvent dans sa propriété de Saint-Priest. Parmi ses diverses publications, il faut citer l’Armorial du Vivarais en 1908, dont il dessine les blasons avec un talent artistique certain et Les châteaux historiques du Vivarais en 1914, ouvrages réédités. Il collabore aussi à la Revue du Vivarais. En 1917, il participe à la fondation de La nouvelle revue héraldique, historique et archéologique. (B. C.)

PIERRE de BERNIS (de) (François-Joachim), dit Cardinal de Bernis, (Saint-Marcel-d’Ardèche, 1715 – Rome, 1794). Après des études primaires à Bourg-Saint-Andéol, il poursuit son instruction au collège Louis-le-Grand à Paris, puis au séminaire de Saint-Suplice en 1731. Ses talents littéraires sont remarqués, il est élu à l'Académie Française à 29 ans, en 1744. Il est nommé ambassadeur à Venise en 1751, puis entre au Conseil du roi en avril 1757, comme Ministre d'État, puis comme Ministre des Affaires Étrangères. Il n'entra réellement dans les ordres qu'en 1756, à l'âge de 40 ans puis promu cardinal en 1758. Il devient archevêque d'Albi de 1764 à 1769. Ami de Voltaire, il lui écrit au moment de son départ pour Albi : « je vais travailler au bonheur de trois cent vingt-sept paroisses… ». En effet, il emprunte puis rembourse des sommes importantes, pour compléter le réseau routier, il rétablit le collège d’Albi et l’école de chirurgie, ouvre une école primaire et une école d’accouchement, il finance des ateliers de charité pour les plus démunis tout en réduisant son propre train de vie d’une manière drastique. Se souciant de la répartition des impôts il prétendait : « … ménager la richesse seule, c’est dépouiller le pauvre ». En 1769, Louis XV le renvoie à Rome au conclave afin de contribuer à l'élection de Clément XIV, et aussi comme ambassadeur, jusqu'en 1791 - sous Pie VI. Bib. S. Dahoui, Le cardinal de Bernis, Liehnard, 1972.

BERTRAND, voir Colombier.

BLANCHON (Louis), (Rompon, 1789 – Saint-Julien–en-Saint-Alban, 1870). Il fit son apprentissage dans la fabrique de son frère aîné à "Picarde", commune de Chomérac. En 1825 il entreprend la construction de sa propre fabrique à Saint-Julien-en-Saint-Alban. Contrairement à certains de ses confrères il s’en tint à la gestion de sa seule usine dont il fit une référence en matière architecturale, avec des produits d’une telle perfection qu’ils furent primés à l’échelon national. Bon exemple de concentration verticale avec association d’une filature et d’un moulinage pour un contrôle rigoureux de la qualité. (Y. M.)

BOISSY d’ANGLAS (François-Antoine), (Saint-Jean-Chambre, 1756 - Paris, 1826). Homme politique et homme de lettres, membre du comité de la Constitution et rapporteur de la constitution de l’an III. Envoyé par le tiers état d’Annonay aux États généraux de 1789, élu à la Convention par le département de l’Ardèche en 1792. Réfugié en Angleterre après le coup d’État du 18 fructidor, An V (4 septembre 1797), il revient en France après le 18 brumaire An VII (9 novembre 1799). Sénateur en 1804, Légion d’honneur en 1801, commandeur en 1804 et grand officier en 1811. Napoléon le fait comte de l’Empire en 1808. Sous Louis XVIII, il devient pair de France, mais chassé de la pairie après les Cent-Jours, il y sera réintégré en 1815. (G. C.) Bib. Actes du colloque de Joviac du 5 août 1994, avec la participation de l'A.S.L.A., sous la direction de G. Conac et J-P. Machelon.

BOMEL (Henri), (Annonay, 1860 – id., 1944). Président de l’Union des Travailleurs Annonéens, il est le poète officiel d’Annonay. Auteur de plusieurs recueils dont Poèmes ardéchois (1889), Chansons annonéennes (1901), Brindilles et broutilles (1911), il est, au-delà de sa production de poèmes de circonstances, le fondateur du Grand concours littéraire et artistique de l’Ardèche (1891) dans lequel, suivant les conseils de Frédéric Mistral, il avait introduit une section de langue patoise. (M.-H. R.)

BOURRET (Ernest), (St-Étienne-de-Lugdarès, 1827 – Rodez, 1896). Professeur de droit ecclésiastique à la Sorbonne, il fut nommé évêque de Rodez en 1871 et créé cardinal en 1893. « Sur un théâtre plus vaste que celui de Rodez, il serait devenu un nom européen ». (J. R.)

BOUVIER (Henri, Joseph, Marius)*. (Vernoux, 1828 – Paris, 1898). École polytechnique, sort en 1847, école des Ponts et Chaussées en 1849. Il épouse Adèle Barrelet le 19 avril 1853. Le couple a deux fils. Travaux les plus importants : tracé de la ligne de chemin de fer Saint-Rambert – Annonay en 1860 ; barrage du Ternay en 1867 ; pont de Duzon en 1870. Il crée l’Observatoire du Mont Ventoux, où il organise le service météorologique du Vaucluse. (J. T.)

Du BOYS (Albert), (Metz, 1804 - ? 1889). Juriste et érudit d'origine dauphinoise, il est l'auteur de l'Album du Vivarais, itinéraire, histoire et description de cette ancienne province, Grenoble, 1842, in quarto, avec de nombreuses et belles lithographies de Pégeron, d'après Victor Cassien. Rééd. Grenoble, 1968, (préface de l’abbé Jean Charay). (J. B.)

BOZON (Pierre), (Saint-Colomban-des-Villards, 1921 – id., 1986). Nommé à l’École normale de Privas en 1951, il enseigne l’histoire et la géographie jusqu’en 1967, date de sa nomination au Collège universitaire de Saint-Étienne, embryon de l’université éponyme. Il met à profit son long séjour en Ardèche pour rédiger son œuvre maîtresse : La vie rurale en Vivarais, thèse d’État publiée en 1961. On lui doit également une Histoire du peuple vivarois et plusieurs ouvrages consacrés à d’autres espaces géographiques. (Y. M.)

BRAVAIS (Auguste), (Annonay, 1811 - Le Chesnay, 1863). Officier de marine, professeur de physique à l’École Polytechnique, officier de la Légion d’honneur, Auguste se distingue d’abord comme officier de marine et explorateur hors pair. Ses expéditions le conduisent au Spitzberg, en Laponie où il amorce ses études sur la botanique, les halos, les aurores boréales … Ses ascensions scientifiques dans les Alpes sont essentielles pour les calculs d’altitude. Dans son œuvre majeure, Etudes cristallographiques, il décrit la structure des cristaux toujours enseignée aujourd’hui dans les universités. (M.-H. R.)

BREYSSE (Régis), (Le Béage, 1810 – Paris, 1860). Berger illettré devenu sculpteur. Au cours d’une enfance misérable sur le Plateau ardéchois, employé comme berger, il sculpte avec son couteau des figurines de bois. Son talent reconnu le conduit, chez un coutelier du Puy, puis avec le soutien du Conseil général de l’Ardèche dans des ateliers de sculpture de Lyon et enfin de Paris. Il réalise, en particulier, des bas-reliefs représentant le général Rampon (1841) et Boissy d’Anglas (1845) encore exposés à Privas et les statues du Christ de l’église d’Aubenas (1843) et de l’archange saint Michel au Puy. Aigri après des échecs, il est atteint de démence et meurt à Bicêtre. (B. C.)

BRUYÈRE (Marie-Georges), (Tournon, 1834 - Moulins, 1904). Épouse Juliet Marquet, 3 enfants. Études à Saint-Cyr. Campagne d’Italie, capitaine d’État-Major à 26 ans. Fait prisonnier à Sedan. Carrière brillante : il termine comme Intendant Général de l’Armée des Alpes. Il est l’auteur d’études sur les Services Administratifs. Commandeur de la Légion d’Honneur en 1896. (J. T.)

CAFFARELLI (Charles), (préfet), (Falga, Haute-Garonne, 1758 – id., 1826). Chanoine de Toul, jusqu’à la Révolution. Premier préfet de l’Ardèche. En 16 mois de magistrature, (juin 1800 - novembre 1801), il rétablit l’ordre, pacifia les esprits et facilita la réorganisation religieuse, trouvant un collaborateur inattendu en Monsieur Vernet, vicaire général. Préfet du Calvados (1801 – 1810), puis de l’Aube (1810), fut destitué en 1814. Il reprit le ministère sacerdotal comme chanoine d’Albi. Bib. Revue du Vivarais 1930. (J. R.)

 

Caius Valerius Caburus, (Helvien, province de Transalpine, Ier siècle avant notre ère). C. Valerius Flaccus, gouverneur de la province, lui octroie en 83 ou 82 la citoyenneté romaine. Il s’agit d’un des cas individuels les plus précoces en Transalpine d’une politique d’assimilation des élites gauloises, initiée par Marius. On ignore si Cabur prit part au soulèvement (81 à 70) qui rassembla Allobroges, Voconces et Helviens contre le gouverneur Fonteius. Ses fils, Procillus et Domnautaurus participent aux côtés de César à la guerre des Gaules, le premier en 58 comme interprète et diplomate, le second en 52 comme princeps des Helviens. Il est émis aujourd’hui l’hypothèse de rapprocher l’oppidum de Jastres nord avec cette famille aristocratique helvienne. Bib. Lauxerois R,  supplément 9 à la Revue Archéologique de Narbonnaise, Paris, De Boccard, 1983, 314 p.
Goudineau Ch., César et la Gaule, Paris, 1992, 365p.

Dupraz J., De l’Helvie au Vivarais. Trois agglomérations, trois destinées et la quête multiséculaire d’une capitale, in Peuples et territoire en Gaule méditerranéenne, hommage à Guy Barruol, supplément 35 à la revue archéologique de Narbonnaise, 2003, p.489-497.

Lefèbvre Cl., Oppida Helvica, les sites fortifiés de hauteur du plateau de Jastres, in Gallia romana VII, De Boccard, Paris, 2006, 476 p. (J. D.)

CAMUS (Paul), (Madonne-et-Lamerey, Vosges, 1874 – St-Martial, 1938). Polytechnicien et militaire de carrière, ce Vosgien adopta l’Ardèche à la suite de la nomination, à Aubenas, de son père (ingénieur des Eaux et Forêts) et plus particulièrement le pays de Saint-Martial, patrie de son épouse. Grâce aux riches archives du manoir de Tautilhac, il rédigea les cinq premiers tomes de son œuvre : Saint-Martial en Boutières et la Seigneurie de Fourchades (1927-1943). Le tome VI, laissé en ébauche, a été publié lors de la réédition de l’ensemble, en 2005. (J. R.)

CANAUD (Jean-Maurice), (Ruoms, 1821 - Gravières, 1896). Le futur abbé Canaud fait ses études à la Chartreuse du Puy et, une fois ordonné prêtre à Viviers en 1846, fait toute sa carrière dans la paroisse de Gravières, comme vicaire puis curé, de 1847 à sa mort. Très actif dans sa paroisse (création d’une école de filles, construction en 1874 du sanctuaire de Notre-Dame-de-Lourdes de Gravières, agrandissement de l’église), il incarne bien la figure du curé érudit et chercheur du XIXe siècle. Il s’intéresse aux fouilles de Mas Dieu et au bas relief de l’arbre de Jessé de son église mais il est surtout un inlassable chercheur et copieur d’archives de son coin de la Cévenne ardéchoise. Le fonds Canaud, originaux et copies, intégré dans le fonds paroissial déposé aux Archives départementales, en est le témoignage, heureusement préservé. Désintéressé il livre généreusement ses découvertes à Mazon, qui lui en sut gré, et à Firmin Boissin. Sources : Encyclopédie Mazon, 52 J 13 et 18. (D. D.)

CANSON (Barthélemy Barou de la Lombardière de), (Annonay, 1774 - Davézieux, 1859). Chevalier de la Légion d’honneur. Propriétaire terrien novateur dans les pratiques culturales, gendre d’Étienne de Montgolfier à qui il succède, B. de Canson dirige la papeterie de Vidalon pendant soixante ans. Pair de France, capitaine d’industrie libéral, il installe la première machine à papier en continu en 1823 ; novateur dans ce domaine, sa notoriété lui permet d’être entendu dans sa lutte contre la fiscalité pesant sur l’industrie du papier. (M.-H. R.)

CANSON (Étienne Barou de la Lombardière de), (Davézieux, 1805-Vanosc, 1860). Chevalier de la Légion d’honneur. Fils du précédent, après des cours aux Arts et Métiers, il se consacre à la papeterie. Inventeur de talent, il perfectionne la machine à papier, met au point de nouveaux papiers dont celui destiné à la photographie, invente la turbine rurale qui sera vendue à des centaines d’exemplaires, améliorant ainsi l’utilisation de l’énergie hydraulique. Propriétaire terrien éclairé, il modernise l’agriculture ardéchoise. (M.-H. R.)

CANTELOUBE (Marie-Joseph Canteloube de Malaret), (Annonay, 1879 - Grigny, 1957). Pianiste, compositeur, musicologue, folkloriste, Canteloube fut élève de Vincent d’Indy à la Schola Cantorum. Il s’impose, dès 1907, avec une Suite pour piano et violon. En 1925, il fonde La bourrée, réunissant de jeunes auvergnats désireux de faire connaître leur région et son folklore. Il recueille et harmonise de nombreux chants traditionnels français. Surnommé le barde d’Auvergne, son Chants d’Auvergne est le fruit de trente ans de travail. (M.-H. R.)

CHABANNES (Nicolas), (Rocles, 1877 – Mayres, 1930). Après des études à Aubenas et au Séminaire de Viviers, il exerça son ministère, en particulier à Privas comme vicaire, puis à Mayres comme curé. Il publia la monographie de trois paroisses : Rocles (1911), sa paroisse natale, Privas (1914) et Mayres (1927). « Ses articles en style alerte et pittoresque, à la Revue du Vivarais dont il avait été un rédacteur attitré, l’avaient élevé à un rang de choix parmi les historiens de la petite patrie » (A. Roche). (J. R.)

CHABERT (Josué), (Chomérac 1808 – id., 1886). D’origine rurale, il s’orienta très vite vers le monde du moulinage – particulièrement actif dans sa région - où il commença comme ouvrier puis se mit à son compte, d’abord comme fermier, puis comme propriétaire. En 1882 il contrôlait une quinzaine de fabriques – pour moitié sur Chomérac - certaines acquises, d’autres bâties par ses soins, d’autres enfin en simple location. Il y employait près de 800 personnes. Le navire-amiral de son empire se trouvait sur le prestigieux site de Champ-la-Lioure. Rares sont les mouliniers à avoir atteint un tel niveau. (Y. M.)

CHABERT (Pierre), (Joyeuse, 1770 – Besançon 1839). Baron, général de brigade. Grand officier de la Légion d’honneur. Engagé volontaire en 1792, il participe à la plupart des campagnes de la Révolution et de l’Empire et franchit tous les grades. Général de brigade et Commandant du département de la Haute Marne en 1814, il est maintenu dans cette fonction lors des deux Restaurations. Il commande ensuite les départements du Jura et de l’Ain (1817) puis du Doubs (1820) jusqu’à sa retraite fin 1832. (B. C.)

CHABREDIER (Ludovic), (Lyon, 1916, Aubenas, 1992). Professeur d’Arts Plastiques, artiste peintre et sculpteur, écrivain et préhistorien, Commandeur des Arts, Sciences et Lettres. Résistant dans les maquis ardéchois, (médaille de la Résistance). Membre de l’académie des Sciences, Lettres et Arts de l’Ardèche. Publications : Rochemaure gardienne du Rhône, ainsi que Relevés des gravures paléolithiques de la grotte d’Ebbou, au centre d’étude de l’École pratique des Hautes Études de la Sorbonne et dans le mensuel Ardèche archéologie. (D. B.)

CHALAMET (Jean-Marie, Arthur), (Vernoux, 1822 – Paris, 1895). Fils d'un riche rentier, il fit de brillantes études au lycée de Tournon, entra à l'École Normale et devint professeur de rhétorique (Tournon, puis Caen, Clermont et Lyon). Il siégea au  Conseil général qu'il présida. Élu député en 1876, il devint sénateur en 1883, après un bref passage au sous-secrétariat à l'instruction publique (nov. 1881 – janvier 1882). Résolument républicain, il s'engagea dans les causes progressistes. Cela lui valut l'animosité des conservateurs qui voyaient en lui un représentant du "parti protestant". (Y. M.)

CHAMPANHET (Jean André Hippolyte), (Vals-les-Bains, 1785 - Paris, 1868). Avocat (Paris, 1809). Substitut du procureur aux Andelys, à Dreux, puis à Paris (1819), conseiller à la cour royale de Paris (1821), député de la circonscription de Privas de 1833 à 1837, puis de 1842 à 1846, arrière-grand-père d’Auguste Le Sourd. (J. B.)

CHAMPANHET (Louis-Marie, Auguste), (Ucel, 1796, ...)  Un des plus importants représentants d'une famille originaire de Saint-Andéol-de-Vals, où figurent des hommes de loi et des industriels. Maire d'Aubenas (1831-1848), il fut élu député à l'Assemblée Nationale jusqu’au 2 décembre 1852. Membre du Conseil général de l'Ardèche. Chevalier de la Légion d'honneur en 1843. (Y. M.)

CHAPUIS (Michel-Marie), (Tournon, 1783 - Annonay, 1864). Militaire, participe aux batailles de Napoléon. Blessé à Waterloo. Légion d’Honneur, Croix de Saint-Louis, Croix d’officier dans l’Ordre de la Belgique. Il prend sa retraite. Reprend du service avec la Garde nationale en 1830. Commandeur de la Légion d’honneur en 1834. Il a eu deux fils. (J. T.)

CHARRIÈRE (Louis), (Bourg-Saint-Andéol, 1765 – Viviers, 1846). Général de brigade, Baron d’Empire, commandeur de la Légion d’honneur. Sous-officier sous l’Ancien Régime, il devient officier en 1792 et participe dans des unités de ligne à la plupart des campagnes de la Révolution et de l’Empire. Blessé en 1795 en Italie puis en 1809 à Esslingen, il a son cheval tué sous lui à 3 reprises, à Wagram, à La Moskova et en Allemagne en 1813. Nommé général de brigade en 1812, il poursuit sa carrière sous la Restauration. (B. C.)

CHARVET (Jean-Gabriel), (Serrières, 1750 – Tournon, 1829). Étudia le dessin avec Donat Nonotte à Lyon. Envoyé par son oncle à la Guadeloupe en 1773, il y séjourna quatre ans et exécuta de nombreux dessins de plantes, d’insectes, de poissons et d’animaux, mais l’ouragan de 1776 détruisit la majeure partie de son travail. Après son retour en France, il créa en 1785 à Annonay une académie de dessin qui prit fin à la Révolution. Il devint alors dessinateur de papier peint. (J. B.)

CHAURAND (Jean Dominique Bruno Amand). (Lyon, (24 mars 1813 – Lyon, 11 octobre 1896). Issu d’une famille de Payzac, il étudie le droit à Paris et devient avocat en 1835. Membre de la Chambre des Pairs. Catholique engagé, monarchiste convaincu, il fonde la Société de Saint-Vincent de Paul. Il crée aussi la « Gazette de Lyon ». Le pape Pie IX lui a conféré le titre de baron héréditaire en 1864, pour services rendus à l’Eglise. Député de l’Ardèche de 1871 à 1875, il s’est battu pour les lois sociales (travail des enfants, repos du dimanche etc…). Inquiet de la progression des républicains, il s’est efforcé, sans succès de réconcilier les légitimistes (dont le comte de Chambord) avec les orléanistes. Il fut apprécié comme un député exceptionnel. (J. T.)

CHOMEL (François), (Annonay, vers 1607 - id., 1682). Issu d’une famille bourgeoise d’Annonay, F. Chomel fit ses études de médecine à Montpellier et devint un des médecins de sa ville. Plusieurs fois consul de celle-ci et syndic de l’hôpital, bénéficiant de l’appui de Cousinot, premier médecin du roi,  il se fit connaître dans le monde médical par cinq publications. Mais c’est surtout par un énorme manuscrit de près de 1800 pages qu’on peut se faire une idée de la pensée et de la pratique d’un médecin vivarois remarquable. On y trouve en effet un ensemble de traités théoriques et de documents résultant de sa pratique médicale : consultations et ordonnances, échanges avec ses collègues, rapports de médecine légale, comptes rendus d’autopsies répondant à une recherche sur les causes de mort. Sources : Archives de l’Ardèche, 1 J 364. Bib. : Dupraz (Dominique), Un manuscrit médical du XVIIe siècle, le manuscrit Chomel, dans Académie des sciences, lettres et arts de l’Ardèche. Mémoire liminaire, 1989-1991, p.41-56. (D. D.)

CLARTÉ (Abel), (Privas, 1904 - Saint-Marcellin, 1996). Pseudonyme d’Henri Barrelle, voir ce nom. (J. R.)

CLÉMENT (François–Régis), (Tournon, 1825 – Agen, 1906). Général de brigade, Commandeur de la Légion d’honneur. Après des études à Tournon, il réussit en 1845 le concours d’entrée à l’École militaire de Saint-Cyr, mais ses parents ne pouvant payer son trousseau, on l’affecte comme soldat aux Chasseurs d’Orléans. Toutefois en 1847, grâce à une bourse, il est admis à suivre la scolarité. Il sert comme officier dans l’infanterie et fait campagne à Rome (1850) et en Algérie (1863 et 1865). Blessé et fait prisonnier le 25 août 1870 aux environs de Sedan, il effectue ensuite une carrière ordinaire dans des unités d’infanterie en Métropole. Nommé général en 1885, il commande une brigade et les subdivisions d’Agen et de Marmande avant de prendre sa retraite en 1887. (B. C.)

COLOMB (Louis Henri), (Les Vans ? –  id., 1859). Héritier d'une riche famille vanséenne, il fut tout à la fois, négociant en soie, filateur, moulinier et surtout homme d'affaires. À la fin de sa vie, il était à la tête d'une des plus grosses fortunes du département, évaluée à 3 711 829 francs de l'époque. L'inventaire détaillé de ses biens (maisons, propriétés rurales, établissements industriels) nécessita 128 pages dans les minutes de Maître Molines, notaire aux Vans. (Y. M.)

COLOMBIER (Pierre Bertrand de), (Le Colombier, 1299, † de la peste, Montaud, 1361). Chanoine de Laon et du Puy (1320), évêque de Nevers (1335), évêque d’Arras (1339), cardinal (1344), chargé de nombreuses missions temporelles, notamment auprès de l’empereur, par les papes Clément VI et Innocent VI qui lui témoignent leur confiance. Constructeur du château de Colombier (-le-Cardinal) (1339-1349). (C. F.)

COLONJON (Gilbert Antoine Fernand de), (Annonay, 1841 – id., 1912). Professeur à l’École libre des Sciences Politiques, chef du personnel à la Direction de l’Enregistrement au Ministère des Finances, chevalier de la Légion d’honneur, il fait toute sa carrière à Paris. Membre de la Société de Statistiques, il collabore à diverses revues dont le Musée social. En 1899, avec H. Cantrel, il publie un Traité de l’enregistrement en deux volumes. (M.-H. R.)

CONTASSOT (Eugène), (1846 – 1922). Confiseur, il industrialisa à Aubenas la fabrication des marrons glacés devenus spécialité ardéchoise. Propriétaire dans les grads d'Aubenas, d'un vignoble qui fut, l'un des premiers, atteint par le phylloxera, il se passionna pour la reconstitution du vignoble ardéchois, faisant venir d'Amérique une collection d'hybrides qu'il greffa sur de vieux pieds obtenant ainsi des « semis » dits « contassot » confiés à ses voisins MM. Seibel et Couderc pour diffusion. Il fut le plus modeste mais le meilleur « ouvrier » de la lutte antiphylloxérique sans en tirer ni vanité ni profit. En 1918 quand la maladie de l'« encre » s'attaqua à nos châtaigneraies, il chercha la solution à ce nouveau problème et réussit à greffer des châtaigniers sur des chênes résistants à l'encre, rendant ainsi à l'arboriculture ardéchoise un nouveau et grand service. (J.-R. G.)

COUDERC (Marie-Victoire, Thérèse), (Sablières, 1805 – Lyon, 1885). Après trois années d’études aux Vans, elle rejoint, à Alba (1826), la petite communauté des Sœurs de St-Régis fondée par le Père Terme, pour l’éducation des enfants. En 1827, le Père Terme l’envoie à La Louvesc avec deux autres sœurs, pour accueillir les femmes venant en pèlerinage, puis (1829) leur proposer un approfondissement de la foi. Cofondatrice, avec le Père Terme, de la congrégation de Notre-Dame du Cénacle. Canonisée en 1970, sainte Thérèse Couderc est vénérée à La Louvesc. (J. R.)

CRUSSOL (Louis 1er de), († 1473). Baron de Crussol et de Beaudîner, puis de Lévy et Florensac (par son mariage en 1452 avec Jeanne de Lévy), compagnon et ami très proche du dauphin Louis II (roi Louis XI), il est à l’origine de l’ascension sociale de sa famille : sénéchal de Poitou, grand panetier de France, chambellan du roi, gouverneur du Dauphiné, c’est surtout comme grand maître de l’artillerie royale qu’il s’illustre au siège de Beauvais (été 1472) puis au cours de la campagne de Languedoc et Roussillon où il meurt de la peste. (C. F.)

DAUTHEVILLE (François), (Chalencon, 1792 – id., 1875). Général de brigade, Homme politique ardéchois, Grand officier de la Légion d’honneur. Sorti de Polytechnique en 1813, il mène dans l’arme du Génie, une carrière militaire extrêmement active, alternant des responsabilités techniques dans des places fortifiées, des commandements d’unités et des campagnes opérationnelles. Ces campagnes, Metz (1814), Lyon (1815), Espagne (1823-1826), Algérie (1830-1831), Anvers (1831-1832), Algérie (1838-1841), en font alors un des meilleurs spécialistes de la fortification et de la guerre de siège. Élu représentant de l’Ardèche à l’Assemblée constituante de 1848, il est ensuite membre du Corps législatif pendant tout le Second Empire pour la circonscription de Privas. (B. C.)

DUCROS (Louis Frédéric), (Toulaud, 1921 – Valence, 1993). Résistant, auteur d’un ouvrage de référence sur la Résistance en Ardèche. Après avoir participé à la Résistance en Ardèche dans le maquis dès 1943, puis dans des unités FTP lors de la Libération en 1944, enfin sur le front des Alpes pendant l’hiver 44-45, il effectue une carrière dans l’Armée. Il prend sa retraite comme Lieutenant-colonel en 1967. A partir de très nombreux documents et témoignages, il publie alors de 1974 à 1981 un ouvrage en trois tomes, Montagnes ardéchoises dans la guerre, référence historique pour cette période, en dépit de la fiabilité douteuse de certains témoignages et faits cités et d’analyses très subjectives. (B. C.)

DUMAS (Alexandre, Henry), (Aubenas, 1845 - ?). Général de division, grand officier de la Légion d’honneur. Entré à Saint-Cyr en 1865, sous-lieutenant d’infanterie en 1870 ; blessé et fait prisonnier à deux reprises à Sedan puis à Orléans, il réussit chaque fois à s’évader. Il effectue ensuite une carrière exceptionnelle dans les troupes coloniales de 1876 à 1910, servant avec succès dans de nombreux postes en Afrique et surtout en Indochine. Pendant cette période, il participe à de nombreuses campagnes coloniales et à l’expédition de Chine en 1900. En fin de carrière, il préside le Comité technique des troupes coloniales. Retraité, il disparaît de son domicile à Paris le 23 octobre 1911 et ne sera jamais retrouvé. (B. C.)

DURAND (Casimir) (Pont-d’Aubenas 1867 - 1926). Petit-fils et fils de mécaniciens installés dans le quartier de Tartary, où fonctionnaient une quinzaine de fabriques à soie, il fut diplômé de l’École Centrale de Lyon.  Créateur et constructeur de diverses machines qui ont permis de moderniser les opérations de moulinage, il s’est également impliqué dans l’essor de la rayonne. (Source : J.-M. Durand) (D. D.)

FAUGIER (Charles, Marie, Clément), Saint-Priest, 1862 – Privas, 1941). Industriel ardéchois. Orphelin de père, il doit abandonner ses études pour travailler comme employé aux Ponts et Chaussées. En 1882, il est embauché par son oncle pour reprendre une entreprise de marrons glacés de Privas, en difficulté. Excellent gestionnaire, innovateur, il développe rapidement la société. En récupérant les marrons brisés accidentellement, il crée en 1885 un produit inédit, la crème de marrons de l’Ardèche. En 1890, il imagine l‘expédition de marrons glacés sous vide. En 1932, une nouvelle usine est construite à Privas, aboutissement d’un réel succès commercial des produits Faugier en France et dans le monde. (B. C.)

FAURE (Gabriel), (Tournon, 1877 - Paris, 1962). Inspecteur Général des Monuments Historiques (restauration du lycée et du château de Tournon). Écrivain humaniste, auteur de nombreux ouvrages sur le Rhône, l’Italie, Tournon. Commandeur de la Légion d’honneur. Grand Croix de la Couronne d’Italie. Citoyen d’honneur de la ville de Rome. Deux mariages : Esther Georgine Ducroix 1918- Louise Vitry ( ?). (J. T.)

GIMOND (Marcel), (Tournon 1894 – Nogent/Marne 1961). Fils d’un ferronnier d’art ardéchois, il fit ses études artistiques à l’École des Beaux-Arts de Lyon. À Paris, où il côtoya R. Dufy et Auguste Renoir, il dirigea un atelier de l’École des Beaux-Arts de 1946 à 1960. Les œuvres de l’artiste (bustes en particulier) reflètent l’influence de Maillol son maître. (D. D.)

HÉRITIER (Philippe) (Le Cheylard, 1886 – Ambert, 1969). Poète vivarois. Riche personnalité, doué pour tous les arts, il abandonne ses études aux Arts et Métiers de Lille en 1905. Il séjourne à Paris où il fréquente Montmartre et écrit des poésies dans le genre de l’école des « Fantaisistes » de son ami Françis Carco. En 1912, il revient au Cheylard où il dirige pendant 40 ans une entreprise de tannerie, proche de l’artisanat d’art. Il n’en poursuit pas moins son œuvre de poète. Charles Forot publie aux éditions du Pigeonnier en 1950, un ensemble de haï-kaï, Mes deux Ardèches, réédités en 1966, puis un choix de ses poèmes de jeunesse, notamment montmartrois, Airs Anciens, en 1958. Une plaquette posthume, Feux d’Herbes, est éditée par sa famille en 1975. (P. L.)

HILAIRE de JOVIAC (Jacques), dit Jacques d’Hilaire, (Les Vans, 1565 – Rochemaure, 1632). En 1591, Rochemaure se déclare pour la Ligue. Le futur Jacques Ier de Joviac, est chargé de la reconquête de la ville. En 1592, il est nommé capitaine châtelain de la ville et du château. Il construit une maison forte à Joviac et, contemporain d’Olivier de Serres, il entreprend la culture du mûrier et l’irrigation des terres de son domaine. Il a aussi conseillé les paroisses environnantes sur la manière de capter les eaux et de les distribuer. En 1606, il se convertit au catholicisme après avoir vainement tenté une réconciliation entre protestants et catholiques. Bib. D. Bouix et F. Conac, Le système hydraulique de Joviac, 2000. (D. B.)

HILAIRE de JOVIAC (Jacques IV), dit le marquis de Joviac, (Rochemaure, 1699 – id., 1733). Cinquième du nom, il a échangé de nombreux courriers, dites lettres de Joviac, avec dom Bourrotte. Il était aussi en relation avec le cardinal de Bernis. Il améliore les revenus de Joviac en intensifiant la culture du mûrier et l’élevage du vers à soie. Bib. Joviac le château, la famille, 1995. (D. B.)

INDY (Paul Marie Théodore Vincent d’), (Paris, 1851 – id., 1931). Compositeur, Grand Officier de la Légion d’honneur, il laisse plus de 120 œuvres, où figurent tous les genres musicaux. Chef d’orchestre, il conduit un nombre incalculable de concerts. Administrateur, il dirige la Société nationale de Musique et la Schola Cantorum, Pédagogue, il enseigne la composition musicale et la direction d’orchestre. Littérateur, il rédige livrets, biographies, ouvrages didactiques, critiques musicales. Chercheur et rénovateur, il collecte les chants populaires du Vivarais et ravive le régionalisme. Il meurt à sa table de travail. Bib. Mémoire d’Ardèche et Temps présent, « Vincent d’Indy », N°53, 15 février 1997. (S.-P. P.)

LADREYT de la CHARRIÈRE (Jules), (Coux, 1806 – Paris, 1870). Général de brigade, Grand officier de la Légion d’honneur. Entré à Saint-Cyr en 1825, il participe comme jeune officier du 2e Régiment d’infanterie légère aux opérations de la conquête de l’Algérie de 1830 à 1840. Il poursuit sa carrière en France. Promu général de brigade en 1855, il prend part à la campagne d’Italie en 1859 et combat à la tête d’une brigade d’infanterie à Magenta et Solferino. Retraité en 1868, il reprend du service en 1870 et commande une brigade dans Paris assiégé. Le 30 novembre, au cours d’une sortie vers Créteil, il est mortellement blessé en entraînant ses troupes à l’assaut d’une position prussienne. (B. C.)

LA LAURENCIE (Marie Alexandre Frédéric Jean de), (Nantes, 1863 – Paris, 1942). Ingénieur des Eaux et Forêts, violoncelliste et musicologue, frère de Lionel de La Laurencie lui aussi connu pour ses compétences en musicologie (1861-1933). Il épouse, en 1896, Berthe, l’aînée des enfants de Vincent et d’Isabelle d’Indy, qui lui donne trois filles et meurt prématurément en 1913. Secrétaire général de la Schola Cantorum de 1904 à 1917, il publie en 1929 un Petit Recueil historique de la chanson royale en France et, en 1932. (S.-P. P.)

MADIER (Étienne). (Bourg-Saint-Andéol, 1737 - ?). Docteur en médecine de l’Université de Montpellier, médecin ordinaire du roi et de l’hôpital de la Charité à Bourg-Saint-Andéol, intendant des eaux de Vals-les-Bains. On lui doit un traité sur la topographie médicale de Bourg-Saint-Andéol et un ouvrage sur les eaux minérales de Vals, à la demande du marquis de Vogüé. Bibl. C-A Guiremand, Mémoire analytique sur les eaux minérales de Vals, 1820. Charay (Jean), « Les eaux de Vals à la veille de la Révolution », Revue du Vivarais, 1963. (D. B.)

MALBOS(C) (Jules de), (Berrias, 1782 – id., 1867). Il a 9 ans lors des évènements du « Camp de Jalès » en 1792, au cours desquels son père est assassiné et sa mère arrêtée. Après des études à Tournon et un séjour dans la Marine à Toulon, il se consacre à partir de 1810 à son domaine de Berrias et à sa commune dont il est maire. Esprit curieux et très éclectique, il se passionne pour la botanique puis la géologie et constitue une collection d’échantillons remarquables provenant de la région. Cette collection est réunie en 1859 à Privas dans un « Musée Malbos » auquel est associée une « Société des Sciences naturelles et historiques » de quelque 178 membres qui diffuse un bulletin semestriel. Après diverses péripéties, la Société a disparu et il ne reste des collections du « Musée » qu’une partie des échantillons lapidaires conservée à Privas. (B. C.)

MALLET (Joseph-Xavier), (Le Teil, 1827 – Montélimar, 1895). Après des études primaires au Teil, puis classiques à Privas, il aide son père dans le négoce des grains sur le Rhône. Assez tôt, il révèle des dispositions pour le dessin et la peinture. Il gagne Paris en 1857, où il se perfectionne et devient professeur aux Beaux- Arts. Il revient régulièrement au pays, se ressourcer et fixer à jamais la vie du fleuve et de ses hommes, ce qui lui vaut d’être surnommé « le peintre du Rhône ». L'engouement montré par les Anglais de l'époque pour ses toiles fait que l’Angleterre détient une grande partie de son œuvre. Bibl. Revue du Vivarais, 1963. (D. B.)

Marcus Iallius Bassus Fabius Valerianus, fils de Marcus de la tribu Voltinia, est un sénateur romain, probablement originaire de la région de Joyeuse où son mausolée, voire simple cénotaphe, a été érigé sur le site de la villa de Drôme-Laveyrune (texte de l’épitaphe daté de 170). En fonction au milieu du IIe siècle, sa carrière avant tout militaire, s’est essentiellement déroulée dans les provinces danubiennes sous les règnes d’Antonin le Pieux, Marc-Aurèle et Lucius Verus. Il fut successivement, préteur, légat de la quatorzième légion Gemina Martia vitrix stationnée à Carnuntum en Pannonie supérieure  (Autriche) vers 153-155, gouverneur de Pannonie inférieure (Hongrie) vers 156-158, consul suffect en 159 ( ?), curateur des travaux publics à Rome en 161, gouverneur de Mésie inférieure (cours inférieur du Danube) vers 163-164, comes de Lucius Verus pendant l’expédition parthique et gouverneur de Pannonie supérieure entre 166 et 169/170. Sa trace se perd après cette date où l’on connaît son successeur. Il pourrait être mort au combat. Il est sans doute le plus illustre enfant de la cité d’Alba. Sa descendance est connue à Rome. Bib. Dupraz J., De l’Helvie au Vivarais. Trois agglomérations, trois destinées et la quête multiséculaire d’une capitale, in Peuples et territoire en Gaule méditerranéenne, hommage à Guy Barruol, supplément 35 à la revue archéologique de Narbonnaise, 2003, p.489-497 ; Rémy B., Inscriptions Latines de Narbonnaise, VI. Alba, in Gallia XLIV et supplément-ILN, CNRS, Paris, 2011, p.146-148 (J .D)

PIERRE de BERNIS (de) (François-Joachim), dit Cardinal de Bernis - voir BERNIS

PLANTEVIN, (Jean Louis), (Aubenas 1818 – Chirols 1904). Né dans un milieu ouvrier, il gravit un à un tous les échelons de la hiérarchie. Apprenti puis ouvrier, ensuite contremaître, enfin à son compte d’abord comme fermier, puis, comme propriétaire à partir de 1861. Développa considérablement le site de Pont-de-Veyrières et rayonna sur les vallées voisines par des acquisitions ou des prises en location. Fut rejoint par ses frères Félix et Charles qui contribuèrent à équiper la vallée de la Bourges. (Y. M.)

PRIVAT (Jean-François), dit Lachamp, (Rochemaure, 1759 - Torgau, 1814). Entré aux Gardes françaises en 1785, chef d’escadron d’état-major, aide de camp du général Lazare Hoche, puis du général Augereau. Chevalier de la Légion d’honneur, ayant atteint le grade assimilé de général de brigade, il devait mourir, lors de son retour vers la France, des suites de ses blessures reçues au siège de Torgau en Saxe. (D. B.)

PRIVAT (Gaston), (Rochemaure, 1848 - id., 1930). Juriste, d’abord magistrat à Mende, il fut avocat auprès du Khédive au Caire. Il publia les récits de ses voyages au Moyen Orient, dans la Revue du Vivarais. Il négocia avec la municipalité de Rochemaure des échanges de prises d’eau sur les fontaines et les eaux du Prieuré, ce qui améliora grandement la répartition de l’eau en cette ville. (D. B.)

PUAUX (Noé, Armand, François), (Vallon - Pont-d'Arc, 1806 – Paris, 1895). Après des études de droit, il devint notaire à Vallon, comme son père, Claude. Il abandonna le notariat pour des études à la faculté de théologie réformée de Montauban. Il fut pasteur à Rochefort, à Lunéray et à Mulhouse. François Puaux a écrit plusieurs ouvrages, comme Histoire de la Réformation française, en sept volumes et une Histoire populaire du Protestantisme Français, allant du règne de François Ier à celui de Louis XVIII. Ce fut un partisan très actif et incisif du mouvement du Réveil spirituel protestant. Bib. La glorieuse et douloureuse histoire d'une église huguenote de Boris Decorvet, Cornaz, 1946 - François Puaux,  Histoire populaire du Protestantisme Français – Paris, 1894. (D. B.)

RAMPON (Antoine), (Saint–Fortunat, 1759 – Paris, 1842). Général de division, Comte et Sénateur de l’Empire, Pair de France, Grand officier de la Légion d’honneur. Sous-officier sous l’Ancien Régime, il devient officier en 1792 et se distingue à l’armée des Pyrénées puis tout particulièrement comme général lors des campagnes d’Italie et d’Égypte sous Bonaparte. Nommé Sénateur en 1802, il conserve des commandements militaires territoriaux jusqu’à la fin de l’Empire dans les départements du Nord et en Hollande. (B. C.)

RIOUFOL (Claudine), épouse Chabriols (Gluiras 1686 – Saint-Pierreville ?). Issue d’une vieille famille protestante, elle fut baptisée catholique, dès sa naissance. Particulièrement intuitive et douée d’un fort esprit de décision, elle fut la créatrice exclusive de la première fabrique à soie de toutes les Boutières à Chabriols (Saint-Pierreville), dès 1743. Son initiative ouvrit la voie à l’industrialisation de la région. (D. D.)

LE SOURD (Auguste), (Vals-les-Bains, 1875 - Baix, 1934). Élevé à Paris, il fait des études à l’École des Chartes de 1895 à 1899. Dès cette période il se consacre à l’histoire de sa province maternelle, le Vivarais, avec une thèse consacrée aux États du Vivarais des origines à la fin du XVIe siècle. Après un passage rapide aux Archives des Affaires étrangères, il se partage entre son château de Saint-Maurice à Baix et Versailles. Son indépendance financière lui permet une existence de chercheur, très liée à la Revue du Vivarais qu’il rachète en 1911 et où il publie de nombreux articles. Proche du Pigeonnier et de Charles Forot, il collabore aux Almanachs du Vivarais par des articles pleins d’esprit. Connu pour sa bibliothèque, c’est aussi un homme désintéressé qui fait profiter les Archives départementales par des dons ou par ses qualités d’intermédiaire de remises d’archives notariales. Bib., Lesort (André), « Auguste Le Sourd »dans Bibliothèque de l’École des Chartes, 1933, vol. 94, p. 415-418, Revue du Vivarais, 1934, 41, fascicule 1, entièrement consacré à Le Sourd, avec une bibliographie complète par l’Abbé Roche, Forot (Charles), «  Auguste Le Sourd » dans Progrès de Lyon, 20/11/1950. Sources d’archives : ADA 24 J 132, 517, 539 ; 53 J 41 (D. D.)

SYLVAIN, (Adrien) (Chandolas, 1826 – Avignon, 1914). Ecclésiastique. Élève puis professeur aux séminaires d’Avignon. Prêtre sans ministère paroissial, aumônier de diverses institutions catholiques et d’hôpitaux, il écrit pour ses élèves et administrés, enfants ou adultes de nombreux ouvrages de piété et de morale. Le catalogue de la BnF indique 250 références sous son nom. Il est l’auteur d’une publication périodique « Les Paillettes d’Or » éditée par Aubanel entre 1868 et 1912. Vendue à plusieurs millions d’exemplaires, traduite en plusieurs langues elle a pour but l’amélioration des rapports sociaux et le perfectionnement personnel. Mécène, il finance la construction et la restauration de bâtiments scolaires et d’édifices religieux d’Avignon durant la période de rupture du Concordat. (G. L.)

THIBON (Gustave)*, (Saint-Marcel-d’Ardèche, 1903- id., 2001). Philosophe et poète, il a obtenu de l'Académie française : le grand prix de littérature en 1964 et le grand prix de philosophie en 2000. À 23 ans, parallèlement au travail de la terre il étudie les mathématiques, l'allemand, le latin et le grec ancien. Puis à 25 ans après s’être plongé dans Hegel, Nietzsche, saint Thomas d'Aquin, saint Jean de la Croix et sainte Thérèse d'Avila, il s’enracine profondément dans le catholicisme. Pendant la seconde guerre mondiale il accueille la philosophe Simone Weil. Il a publié une vingtaine d'ouvrages abordant des problèmes de société et de la foi. (C. B. & D. B.)

TOURRE de CHAUSSY (Scipion), (Ruoms, 1825 – Mexico, 1865). Colonel d’infanterie, Officier de la Légion d’honneur. Entré à Saint–Cyr en 1844, il effectue une courte mais très brillante carrière, prenant part très activement à toutes les campagnes extérieures conduites par le Second Empire. Après plus de 4 ans en Algérie, il se distingue lors de la guerre de Crimée où il est blessé à 2 reprises. Après la campagne d’Italie, il rejoint le Mexique en 1862 et s’y distingue à nouveau comme colonel commandant le 3e Régiment de Zouaves. Il meurt accidentellement à Mexico en intervenant courageusement lors d’un incendie. Bib. Vaschalde, p. 275, Revue du Vivarais, XLIII, XLV. (B. C.)

VENANCE, évêque de Viviers  de 517 à 544, date de sa mort, serait le fils du roi burgonde Sigismond. Ami d’Apollinaire et disciple d’Avit, respectivement évêques de Valence et de Vienne, il succède très jeune, en raison de sa science et de sa piété, à Valère évêque de Viviers. Il est l’un des fervents promoteurs au concile d’Epaone (Albon /26) en 517, de la réforme des mœurs publiques et de la discipline ecclésiastique. Une inscription, identifiée comme son épitaphe, évoque son œuvre de reconstruction et d’embellissement de la cité épiscopale, touchant notamment  l’enceinte de la ville et la cathédrale. Il est le fondateur de nombreuses églises dans le diocèse. Sa basilique funéraire dédiée à saint Sernin et Notre Dame a été découverte en 1987. Outre la sépulture de Venance installée au cœur de l’abside, la basilique (seconde moitié du VIe/VIIe siècles) abritait de nombreuses sépultures dont celle du prêtre Paschasius, son disciple. Bib. Rouchier chanoine J., Le Vivarais depuis les origines jusqu’à la réunion avec l’Empire, in Histoire du Vivarais, tome I, Largentière, 1914, 558 p. ; Dupraz J., De l’Helvie au Vivarais. Trois agglomérations, trois destinées et la quête multiséculaire d’une capitale, in Peuples et territoire en Gaule méditerranéenne, hommage à Guy Barruol, supplément 35 à la Revue archéologique de Narbonnaise, 2003, p.489-497. (J. D.)

VERNET (Régis), (Villeneuve-de-Berg, 1760 – Viviers, 1843). Entré dans la Compagnie de Saint-Sulpice, il joua un rôle primordial dans l’histoire religieuse du Vivarais sous la Révolution, l’Empire et la Restauration. Nommé grand vicaire en 1795, dans la clandestinité, il visite paroisses et prêtres, réhabilitant les « jureurs » (195 en 2 ans). La paix revenue, grand vicaire de l’Ardèche, momentanément unie au diocèse de Mende (1801-1822), il dirige le remembrement des paroisses et les nominations des curés. En 1806, il rachète et rouvre le grand séminaire, qu’il agrandira par l’adjonction de deux ailes après le rétablissement du diocèse. (J. R.)

 

dernière mise à jour 2015 : 23-11    26-11 ;

 

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