Forum « Recherche et Territoire »














Organisé par l’Académie des Sciences, Lettres et Arts de l’Ardèche (ASLA) en collaboration avec le Conseil général de l’Ardèche, avec le soutien de la Revue du Vivarais et de Mémoire d’Ardèche et Temps Présent, le Forum « Recherche et Territoire » s’est tenu le 8 novembre 2013 à l’Hôtel du Département, salle Montgolfier.

Il s’agissait, pour la première fois en Ardèche, d’exposer les travaux d’étudiants en fin de thèse et, à cette occasion, de  présenter les travaux conduits par les laboratoires qui les accueillent et les recherches qui intéressent l’Ardèche ou qui pourraient être programmées dans un avenir proche.


Afin de préparer dans les meilleurs conditions cette rencontre, des contacts nombreux avaient été pris au préalable avec les Universités proches de l’Ardèche, Montpellier, Aix-Marseille, Avignon, Grenoble, Lyon, Savoie, Saint-Etienne, également Paris, et avec les laboratoires qu’elles abritent, souvent UMR CNRS.

Au total ce sont trente-deux doctorants qui ont été contactés dont six à Paris et Saint-Etienne, cinq à Grenoble, quatre à Lyon et Montpellier…

Les disciplines représentées relevaient des Sciences de la Vie et des Sciences humaines, plus précisément de :

La Paléontologie (Paléo)    3        Préhistoire et paléo   8
La Préhistoire                    5
L’Histoire médiévale          4        Histoire                    14
L’Histoire moderne            7
L’Histoire contemporaine  3
La Géologie                       2       Géographie géologie  8
La Géographie physique   3
La Géographie humaine    3
La Sociologie                     2        Sociologie                  2

Après de très nombreux échanges, notamment entre Jacques-Louis de Beaulieu, directeur de recherches au CNRS, et les doctorants, encadrants et laboratoires, six présentations ont été retenues, réparties sur six universités, et relevant de :

L’Histoire contemporaine : Alexine Fontaine (Université Louis Lumière - Lyon)
La Géographie et l’environnement : Fabrice Grégoire (Université Jean Monnet - Saint-Etienne) ; Benjamin Sadier (Université de Savoie)
La Paléontologie Préhistoire : Nicolas Lateur (Université Aix-Marseille)
La Sociologie : Niels Martin (Université Joseph Fourier – Cermosem - Grenoble)
et de l’interdisciplinarité Colette Véron (Université Pierre Mendès France - Grenoble)

Une certaine diversité donc, des sujets « de terrain » prenant appui sur le territoire ardéchois. Des exposés pédagogiques mettant à la portée du public concepts, recherches et résultats.

Une séance « Affiches (Posters) » a également réuni sept présentations de qualité

Le Forum a bénéficié d’un bon accueil de la part de l’assemblée départementale représentée par M. Raoul L’Herminier, en charge de l’enseignement ; il a reçu également l’appui des techniciens du Conseil général ; quatre-vingts personnes ont participé à la journée, assistance nombreuse pour une première édition qui n’a pas, par ailleurs, bénéficié de toute la publicité que l’on pouvait souhaiter. La participation des jeunes lycéens, du corps enseignant et des instances académiques devra dans l’avenir être davantage sollicitée.

Le débat, en fin de journée, était présidé par MM. Raoul L’Herminier et Daniel Le Blévec, président de l’ASLA. Il devait répondre à quatre questions :

- quelle recherche en Ardèche ?
- dans quelles disciplines ?
- que peut-on en attendre ?
- comment la soutenir ?

Après une introduction par Daniel Le Blévec, les débats ont débuté par une présentation de l’ADUDA (Agence de Développement Universitaire Drôme-Ardèche) par son président Florent Michalon qui a souligné les efforts des deux départements pour favoriser l’expansion du pôle universitaire de Valence. Maud Hirczak, en charge du dispositif « starter » à l’Université de Grenoble, a fait état des modalités d’aide à l’accès à l’Université pour les jeunes Ardéchois. Le professeur Pascal Maho, directeur du Cermosem, a présenté l’accueil des étudiants sur le site ardéchois du Pradel.

Ces propos, fortement centrés sur l’Université Grenoble/Valence ont conduit le professeur Jean-Jacques Delannoy (Université de Savoie) à insister sur le fait que bon nombre de thèses conduites en Ardèche sont pilotées dans plusieurs Universités de la périphérie de ce territoire (en particulier dans le cadre du musée d’Orgnac ou des sites de Jalès et Vallon-Pont-d’Arc) et que la richesse de l’Ardèche était peut-être d’être ouverte à cette variété d’influences.

Nicolas Lateur a soulevé la question de l’avenir professionnel des thésards, à laquelle il est toujours difficile de répondre (sinon que des carrières de médiation de la recherche pourraient s’ouvrir dans le cadre du développement touristique du département).

La discussion a alors porté sur le rôle de médiation joué par les associations comme « Mémoire d’Ardèche et Temps Présent », évoqué par Pierre Ladet, ou comme les Universités populaires avec les interventions de Patrick Lavialle et G. Pellegrini (respectivement présidents de celle d’Aubenas et de celle de l’Eyrieux).

Michel Rouvière a posé la question difficile du rôle de la recherche pour aider à la sauvegarde des patrimoines ardéchois. Les recherches conduites sur la valeur historique de nos sites et monuments ou biologique de nos paysages sont de nature à justifier leur protection.

Dominique Vidal s’est interrogé sur la nature des recherches en Ardèche : quelles sont les recherches « utiles » à promouvoir et susceptibles d’être financées localement. Cela a entraîné une réponse de Philippe Prévost soulignant l’intérêt qu’il y aurait à promouvoir les recherches sur l’agrobiologie au pays d’Olivier de Serres.

Est alors venu le temps de conclure. Raoul L’Herminier a rappelé l’engagement du Département pour l’éducation et la recherche et remercié l’ASLA pour l’organisation de ces premières journées, en espérant que le dialogue ainsi amorcé entre l’Académie et le Département puisse se poursuivre.

Conclusions :

1/ Le Forum a constitué une bonne opération pour l’ASLA qui s’est ainsi fait connaître d’un public plus large (certaines personnes, engagées dans le monde de la culture en Ardèche, ne connaissaient pas l’ASLA auparavant). Une fréquentation honnête pour une première édition avec une communication moyenne encourage à poursuivre l’expérience.

2/ Une bonne opération également pour le Département qui a vu pour la première fois posée publiquement la question de sa relation à la recherche.

3/ Un débat ouvert, parfois trop centré sur quelques universités, qu’il sera bon de reprendre pour une meilleure approche de la recherche, de ses contraintes, de ses conditions d’exercice et de son intérêt en Ardèche.

Une expérience à renouveler avec une plus forte participation des membres de l’ASLA, une meilleure communication et un débat davantage centré sur les questions posées dans le programme.

 

 

 

Prochain Forum : octobre 2014   

 

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